Nom : Di Roma, de son vrai nom "Del Quirinale di Roma" mais personne ne le connait en entier.
Prénom : Gérineldo
Surnom : "La Fine Lame"
Age : Trente et cinq années.
Jour de naissance : Le 21 Septembre, jour d'Automne.
Sexe : Masculin
Classe sociale : Noble
Profession / statut : Professeur d'Escrime
Lieu de naissance : Rome, Palazzo del Quirinale.
Physique : Gérineldo est un homme d'une stature imposante pour l'époque. Les accoutrements composés de lourdes vestes de velours sombres accentuent indéniablement sa carrure et ses bottes en peau de daim ont ce petit talon imperceptible faisant enfin atteindre à l'homme le mètre quatre-vingt-dix. Le bruit que font ces dernières dans les couloirs de Veleni renseignent tout un chacun sur sa position actelle dans l'enceinte de la grande école. Gérineldo possède de longs cheveux blonds qui s'avèrent ne pas être une perruque comme les nobles gens se devaient d'en mettre alors. L'homme certifie bien entendu qu'il en possède une mais rien que la pensée de couper ses mèches soyeuses le fait frissoner d'horreur. Il aime cette coiffe angélique car sa mère dans le temps la possédait à l'identique. Beaucoup alors comparaient sa cheveulure à celle des anges ou encore à des fils d'anges. Fier de posséder tel héritage de sa défunte génitrice jamais l'Homme di Roma ne s'en séparera.
De son père, Gerineldo a les yeux d'aciers qui vous transpercent comme le feraient les orbes des aigles si vous avez fauté. Surmontés d'épais sourcils noirs ils semblent encore plus profonds et impressionnants lorsque la colère fait les fait froncer. Un long nez pointu au milieu de son visage de marbre semble vous pointer comme le ferait un index accusateur tandis que ses lèvres suaves souriant pratiquement toujours appellent à la bonne humeur. On ne peut pas qualifier l'homme de beau littéralement, pourtant il a de ces charmes éloquents qui feraient baisser les yeux de la jeune fille timide. Gerineldo se fie de plaire, il n'est là que pour enseigner l'Art de la Lame à qui veut bien l'apprendre !
Si de sa main droite le professeur tient son arme, il possède au bout des doigts de celle de gauche trois bagues d'argent aussi tranchantes que des lames d'épées. Il apprend aux élèves à manier deux armes simultanément: une à chaque main. Cette discipline lui est impossible, ayant aprés un accident été paralysé de trois de ses doigts. Il lui a donc fallu trouver une solution pour pouvoir malgrè tout faire apprendre l'escrime aux élèves et ceci des deux mains !
Caractère : Gerineldo est un homme d'une patience impressionnante et d'un calme à toute épreuve. Sa voix douceureuse inspire un respect tant elle contraste avec sa carrure importante et ses gestes appliqués inspirent l'attention générale tant son niveau en Maître d'Escrime est élevé. Le professeur d'une générosité hors paire entrainerait sans grimace un élève des heures durant pendant la nuit pour que ce dernier progresse si il est en difficulté même si pour celà il manquerait à son sommeil. D'un naturel heureux l'homme se satisfait des moindres progrès de son élève le moins doué. Les sentances ou autres punitions il les voit à sa manière. Quoi de mieux qu'une bonne correction pédagogique ? Vous avez blessé votre adversaire ? Qu'à celà ne tienne ! Quand l'adversaire dit sera remis il aura pour ordre de vous blesser à son tour. Refus de travail ? Bien. Dans ce cas, l'élève sera appelé pendant ses heures de loisir pour prendre davantage de leçons !
D'après quelques témoignages il vaudrait mieux se plier à ces punitions... On raconte que la très rare colère de Di Roma est foudroyante, époustoufflante et ravageuse.
Très solitaire le professeur fuit lorsque l'orage arrive entre les membres de l'école et se complait dans les endroits déserts où seul il peut méditer sur sa misérable existence. Il était là, au coeur de Veleni à apprendre à de jeunes gens comment être ce que lui aurait dû être: quelqu'un de craint dans une société impitoyable où nagent des milliers de requins cannibales. "Anna, je n'aurais jamais dû te rencontrer".
Laissant tomber au sol sa cigarette l'homme referma un receuil rouge qu'il cache sous son ample cape en velours. Le lourd passé de l'homme ne sera jamais connu de personne à Veleni. Les maux de sa vie ne regardaient plus personne maintenant. C'est l'arme à droite qu'il passera désormais toute sa vie à apprendre à de jeunes gens l'Art de la Lame. Le jour où cette arme passera à gauche on l'enterrera dans l'ombre, sans savoir que l'on enterre celui qui aurait dû être Seigneur de Rome.
Don : "Il a hérité de Mars le maniement des Lames" disent les rumeurs.
Relations : Il n'a pas eu encore le loisir de créer de lien avec d'autres personnages de Veleni.
Histoire : Trente années passent si vite quand les cinq dernières sont un supplice interminable. Tout avait pourtant si bien commencé dans le luxe et la perspective d'une vie emplie de puissance et de richesses...
Il y a trente-cinq ans de celà, dans le grand Palais del Quirinale un des plus grands de Rome un accouchement. Les linges chauds et froids à l'unisson se passaient de dames de chambres à accoucheuse avec un empressement donnant un tourni impitoyable. Les cris de la mère se mêlèrent bientôt à ceux d'un enfant qui dorénavant serait le successeur du Palais pour porter main basse sur la ville de Rome. Le père, redoutable Seigneur Aldo del Quirinale di Roma fit bénir son fils par le Pape venu tout exprès en avouant que jamais à travers tout le Pays de l'Italie morcelée on ne trouverait d'homme plus beau et plus digne que ce qu'il ferait de son fils. Le Pape lui avait souri avant de retourner au Vatican donner une messe à laquelle les Di Roma ne participèrent jamais. Selon le Grand Pontife on ne pouvait décemment pas être quelqu'un de digne ni d'honorable lorsque jamais on ne met les pieds dans les lieux saints pour penser un temps soit peu aux miséreux de ce monde. Il était temps d'en finir avec cette famille d'hérétique, l'enfant ne prendrait jamais la suite de son père. La prophétie était dite.
Gerineldo le nommé fut élevé dans le plus grand luxe de l'époque, entre une nourrice inflexible et un père dracstique. Ce dernier l'éleva comme on élève les jeunes homme dédiés à la guerre. Il fallait que le futur seigneur monte le cheval comme personne et manie l'épée avec grace et légèreté. Dans son cercle restreint d'amis que lui permettait de fréquanter son paternel Gerineldo comptait Tonio di Napoli, un jeune homme fin et poète maniant la lame toute en finesse tout en chantonnant des textes de sa création. Il attirait les jeunes filles avec une facilité déconcertante et embobinait les scélérats avec un Art indéniable. Lors de ses quinze ans, le Di Roma rencontra dans un bal costumé à Venise Giuseppe Del Venezia. Passioné des armes à feu ce dernier se faisait amener de tous les pays les plus belle spièces et les plus fines poudres. Il tirait mieux encore que les protecteurs raffinés du Roy de France et dansait avec plus de grâce que les danseuses des coffrets à musique. On murmurait aussi qu'il possédait le cheval le plus rapide du pays mais jamais ne réussi à convaincre Gerineldo de le monter. N'aimant pas quitter le sol des vaches Gerineldo ne porta jamais grande affection à l'équitation. Les rènes il les maniait correctement mais sans grand talent notable. Par contre on ne trouva jamais dans le pays de jeune homme maniant avec tant d'adresse les lames que lui. Il fit parler tant et si bien de sa personne qu'un jour on vint chez lui le quérir afin de participer à une guerre discrète mêlant les seigneurs d'Italie et d'Hongrie qui jamais ne fut inscrite dans l'Histoire. Pour assurer son retour, Aldo avait fait venir de Florence une douce jeune femme à l'allure particulièrement légère et délicate. Sa beauté n'avait pas d'égale et à la vue de ses grands yeux bleus, de ses longs cheveux noirs et de ses courbes généreuses Gerineldo n'hésita pas à la fiancer sur-le-champs. La douce créature répondait au nom d'Anna di Firenze et la condition était que le jeune homme devait revenir du combat pour épouser sa fiancée... Sinon elle serait renvoyée chez ses parents pour en épouser un autre. Malgrè les pleurs de la mère et le mécontetement du père l'ordre était strict. Si Gerineldo ne se mêlait pas à la bataille on prendrait cet affront comme une desertion généralement punie par la Mort.
C'est donc avec maladresse sur sa Jument Baie que Gerineldo partit avec les troupes nobles alentours à ce conflit dit "Des Grands" jamais connu de la basse populasse. Les combats ne durèrent guère de temps et au bout d'une semaine de terrassement les cavaliers Hongrois retournèrent sur leurs terres sans demander leur reste. Yvan Van Tchesklow, un des meneurs des troupes ennemies, redoutable guerrier hors paire avait assassiné nombre d'Italiens dont Tonio Di Napoli. En voulant le venger une nuit Gerineldo di Roma avait tenté une attaque sur le fier hongrois. Ce dernier ayant senti l'attaque avait donné un rude coup de cravache à son attaquant coupant sur le coup toutes les articulations intérieures de la main gauche de Gerineldo. Un coup de feu s'était fait entendre et Yvan mangea la terre de ses dents. Il ne respira jamais plus par la suite. La mort lui avait été sauvagement donnée par Giuseppe Del Venezia. Ce meurtre signa la fin de la joute. On ne compta le nombre de seigneurs morts au combat et fatigué Gerineldo se fit raccompagner chez lui par un jeune paysan en carriole qu'il paya plus que largement. L'homme languissait de retrouver Anna, sa fleur son amour, Anna la Belle, Anna sa future.
De retour chez lui il ne retrouva que ses deux parents. En comptant les trajets Gernieldo était parti bien une année de son pays et il lui sembla que ses géniteurs soudainement avaient pris de ce coup de vieux qui vous frappe subitement, comme la mort peut aussi le faire. Anna, où était Anna ? Il avait eu beau courir du grenier à la cave, de la chambre à la cuisine jamais il ne revit ce joli minois qui lui avait tant chauffé le coeur. La Dame était partie avec le premier venu, un ménestrel sans le sou aux belles paroles apprises par coeur et dites au hasard. Le mécréant avait bein gagné sa joie ! Ah s'il n'était pas venu plus tard gagner les foudres de Gerineldo et sa lame particulièrement aiguisée en ces temps là. Anna l'avait quitté depuis peu pour devenir maîtresse d'un riche seigneur. Bien sûr, que croyait donc ce ménestrel ? Qu'une dame naissant dans le luxe pouvait s'accomoder du jour au lendemain à la vie de miséreuse ? La colère ce jour-là frappa Gerineldo jusqu'au meurtre. On n'entendit plus dans les rues la voix joyeuse du troubadour solitaire...
Enfermé dans son grand Palais Romain Gérineldo tournait en rond, se rongeait le sang et il lui semblait que petit à petit il devenait fou. Seul dans la cour il s'entrainer à embrocher des mannequins de paille immobiles pour passer sa haine et bientôt il n'accepta plus aucune visite. Giuseppe Del Venezia lui-même fut un jour congédié et jamais plus ne le revit. Pris de haine, le dernier Di Roma prit bientôt sa jument et quitta Rome vers d'autres contrées plus lointaines. Il posa pied un vendredi dans une ville plaisante où une école formaient les jeunes gens afin qu'ils deviennent de ces enfants du monde aux connaissances extraordinaires. Gerineldo aimait à admirer de loin les têtes de ces anfants étudiant que l'on pouvait observer par les hautes fenêtres. La bâtisse d'un luxe parfait était comme un espoir architecturale à une jeunesse cherchant un destin. L'homme restait deux semaine à admirer la descendance italienne quand un jour un homme lui ouvrit les grilles et l'ordonna de le suivre. Gerineldo obéit sans parler et il se retrouva dans un immense bureau d'où les libres et les dorures se multipliaient. Là se fit un questionnaire, était-il un violeur d'enfant venu chercher ses proies à Veleni ? Veleni... Ce nom sonnait comme un charme et enchanta de suite l'esprit de Di Roma. Mais non ! Il n'était pas un sale homme et ne s'en prendrait jamais à un enfant. Il répondit tout simplement qu'il était un professeur d'escrime et qu'il cherchait un poste, et qu'ayant entendu parler de l'école prestigieuse il avait été inspiré et ne sachant pas comment faire une demande était resté là, devant la grille.
L'excuse avait semblé passer à merveille, les yeux du directeur avait semblé s'illuminer et après des essais dans l'art de l'escrime qui s'avérèrent impressionnants fut recruté sur le champ.
Depuis Gerineldo s'occupe de ses élève avec un zèle extraordinaire, taisant un passé qu'il tente d'oublier et cachant son amertume sous de grands sourires joyeux. Jamais il ne pensera à quitter les lieux, à retrouver sa place de noble. Le vent l'a mené à Veleni pour finir son destin.
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Professeur d'Escrime